Review de la série Castlevania

Salut les coquins !

 

Si vous vous y connaissez un peu en histoire du jeu vidéo, le nom de Castlevania devrait vous être familier en tant que jeu encensé par nombre de joueurs. Ou peut-être avez-vous eu la chance d’y jouer et vous êtes déjà au courant.

On a connu une certaine inquiétude, lorsque Netflix a pointé le bout de son nez, de voir apparaître une énième adaptation ratée d’un jeu vidéo sur petit écran. Vingt-quatre épisodes plus tard, la plupart des fans et des spectateurs est satisfaite du résultat.

La série Castlevania de Netflix est un anime remarquable, surtout pour tous ceux qui en ont marre des clichés auxquels les animes ou Netflix nous ont habitués.

Globalement, la série ne fait pas dans la dentelle. Brutalité crue, meurtres spectaculaires, humour bien dosé et varié, quelques moments vraiment humains et subtiles. Un ensemble très mature qui ne convient pas aux âmes sensibles ou à un public facilement offensé.

Le début de la série a servi de test aux gens impliqués dans le projet. Apparemment, ils n’avaient pas assez foi pour en commander plus de quatre épisodes, ce qui représente la totalité de la saison 1.

Après un bon démarrage, une deuxième saison de 8 épisodes a suivi. Et la 3e saison vient tout juste de sortir comprenant 10 épisodes.

Dracula, le personnage principal, est abordé de manière plus intéressante que ce qu’on a l’habitude de voir dans les films de vampires. Il possède certes le charme et la gravité d’un grand monarque mais, ce qui le différencie de ses apparitions cinématographiques, c’est qu’il n’est pas là pour parader et faire le spectacle. Le série se concentre sur les conséquences de ses actes sur le monde et sur son peuple.

L’histoire n’est ni profonde ni compliquée et se focalise sur une aventure dynamique qui ne ralentit jamais et maintient notre attention sur ses points forts.

On aurait pu vouloir quelque chose de plus riche et complexe, mais dans d’autres séries ça se traduit souvent par un gros bordel de remplissage ennuyeux et des difficultés à donner du temps aux histoires secondaires. Ici, la plupart des personnages possède un background assez fourni pour que le public comprenne qui ils sont et pourquoi ils font ce qu’ils font.

Rien de nouveau ni de révolutionnaire. Et pourtant, les films récents ont du mal avec ces éléments basiques.

Même la soif de sang n’apparaît plus dans cet univers de vampires. Les gens peuvent saigner autant qu’ils veulent, même les vampires les plus sauvages et les plus ignobles de la cour de Dracula arriveront à réfréner leurs pulsions. J’imagine que Twilight a usé toute la patience des gens à force de jouer avec ce genre de restrictions.

Ici, on ne perd pas de temps avec des faux dramas stupides qui pullulent dans tant de séries. L’histoire est celle d’un grand nombre de personnes qui font face à d’énormes problèmes indépendants de leur volonté.

L’humour et certains gimmicks permettent de maintenir un niveau de maturité rarement vu dans ce genre de séries basées sur la violence. On a l’impression d’être à la fois dans un univers fantastique empreint de mythes magiques et dans une histoire terre-à-terre ouverte, humaine, à laquelle on peut s’identifier.

C’est l’un de ses aspects les plus admirables : comment autant d’éléments simples et bruts ont-il pu être assemblés avec tant de finesse qu’ils arrivent à nous surprendre même après en avoir compris les mécaniques.

Le développement de l’histoire dans la saison 3 a été ralenti. Elle introduit des scènes moins cruciales et s’attarde sur certains lieux. Ce n’est pas gênant mais on voit bien la différence avec les saisons 1 et 2. Peut-être qu’au début, les créateurs ont voulu condenser l’histoire pour capter l’attention du spectateur et que maintenant qu’ils possèdent une audience fidèle, ils peuvent réduire le rythme et avancer de manière plus méthodique. Ou peut-être qu’ils essaient de ne pas finir comme Game of Thrones, dans un bordel sans nom où le matériel d’origine arrive à expiration et où les scénaristes doivent se débrouiller seuls.

Quoi qu’il en soit, on retrouve bien la marque de fabrique de la série malgré ce changement de rythme. On sent que les créateurs aiment l’œuvre d’origine et apportent beaucoup de soin à l’adaptation. Ils en ont fait l’une des rares productions occidentales qui ne méprise pas ses fans. Ils ne se sont pas seulement contentés de divertir ces derniers, ils ont aussi ouvert la porte aux nouveaux venus afin de leur faire apprécier un anime de qualité.

 

Pour résumer, cette série est : majestueuse, décontractée, brutale, charmante, belle, drôle, touchante et délicieuse.

 
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Lola

Lola

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